L'internet a évolué et ses possibilités aussi. Il y a eu l'HTML et le XML qui permet de mettre en place une des pierres angulaires des sites sociaux, les API. Sous ce sigle sont liés les petits widgets que vous trouvez sur votre dashboard sous Mac OS X ou sur Netvibes... C'est d'ailleurs autour de ces API que repose le dernier projet de Google, Open social. Certains annoncent que c'est cela qui sera le web 3.0 : des réseaux sociaux qui communiqueront entre eux grâces à des API ouvertes, donc partagées : des plateformes sociales différentes, mais qui communiquent entre elles. En effet, les gens petit à petit se retrouvent présents sur plusieurs réseaux sociaux différents. Ils en on marre quand ils changent une donnée de devoir le faire 15 fois sur tous les réseaux dont ils sont membres. D'ailleurs une start up s'est glissée dans cette faille et tente de l'exploiter, il s'agit d'Open Id.

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Si la question de l'ouverture des réseaux sociaux ne semblent pas faire débat chez les entrepreneurs, la question qui se pose réellement pour eux est comment monétiser ses données. De fait, la question de la monétisation sera résolu en même temps que l’interopérabilité des plateformes. Les reseaux sociaux sont un accélérateur de business, mais le véritable problème est que pour le moment personne ne sait pas quelles sont les données les plus importantes, donc dans le doute les sites gardent tout. L'expérience malheureuse de Facebook autour du projet Beacon démontre, et c'est tant mieux, qu'on ne peut pas l’imposer contre l’avis des utilisateurs. Pour le fondateur de Netvibes Tarik Krim, le sujet de la vie privée est important et le mieux est de laisser les gens la gérer. Ainsi, sur Netvibes les changements sur les profils ne sont pas conserver en mémoire.

Cependant, si le petit monde du web 2.0 s'agite autour des réseaux sociaux et autres outils collaboratifs, il ne faut pas oublier que dans le monde il y a des millions de gens n’ont jamais entendu parlé de wiki, blog, réseau sociaux. Dans la grande distribution Michel Edouard Leclerc a un blog, mais c’est une exception (Notons que ce dernier lui a bien servi quand il y a eu une crise sanitaire dans ses magasins. Une vrai leçon de l'utilisation du blog comme moyen de communication de crise). Dans un genre différent, certaines sociétés de télécommunication ont développé comme Nokia un blog en interne ou Semiens un wiki, aussi en interne. Souvent, les grands groupes autres que ceux du secteur de la haute technologie sont en retard sur ce plan (il y a des exceptions comme BNP Paribas qui a installé en interne la solution de Blue Kiwi). Les entreprises qui proposent des services 2.0 doivent aller vers les compagnies pour présenter cette "nouvelle" technologie et comment elle peut s'adapter à ces dernières. Mais il y a un gros travail dans la conduite du changement autour de ce thème, car cela change radicalement la façon de travailler et cela entraîne un fort a priori sur l'idée de travail collaboratif qui redéfinit les frontières du pouvoir en interne. De plus, les outils eux-mêmes subissent cette méfiance, car les gens se disent : ma fille de 14 ans est sur Facebook, qu’est-ce que moi ou mon entreprise avons à faire dessus?

Il y a encore du chemin à faire avant que le recours aux outils sociaux et collaboratifs soit largement répandu, et encore plus pour les plateformes virtuelles collaborative comme ''Forterra'' ou ''Qwaq'' (qui seront l'objet d'un futur billet).